FRANÇOIS TRAHAN ET FRANCE BERGERON
HISTOIRES DE MIGRATION

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////////////BIOGRAPHIE

 

François Trahan fait de la photographie depuis plus de 43 ans. Son passage à Fermont (1976-2011) est déterminant dans sa démarche. Présentée au Musée Régional de la Côte-Nord en 2002, l’exposition Regarder par terre... lui mérite le prix d’Excellence Culture Côte-Nord en 2003. Plusieurs opus Aurora Borealis parcourront la Côte-Nord, notamment via la Virée de la Culture. Étant établi à Franquelin depuis 2011, le littoral est devenu son sujet de prédilection.

Artiste pluridisciplinaire, France Bergeron s’est formée à la danse contemporaine il y a plus de trente ans. Elle a développé par la suite une pratique en art visuel et en écriture littéraire (poésie). Elle travaille comme art-thérapeute auprès de clientèles variées. Sa soif de convergences heureuses l'amène au fil du temps à inventer des passerelles avec d'autres artistes; poète, photographe, musicien, peintre. Son impulsion première demeure la poésie du corps, sensorielle, celle de la vie. Elle privilégie le souffle poétique qui se meut dans des lieux insolites; bord de mer, pont couvert, vignoble, terrain vague, explorant des espaces de création en communion avec la terre.  Dans ce jeu fugace, elle interroge le vivant sous toutes ses formes et tente de mettre au jour des fragments de la nature, cette nature qui nous fonde.  

//////////DESCRIPTION DE L'EXPOSITION

Le projet Empreintes est l’histoire d’une rencontre, celles de deux sensibilités immergées, François Trahan et France Bergeron, dans

un lieu commun, le parc naturel de Pointe-aux-Outardes. Le regard de l’autre sur la relation que chacun entretient avec le lieu devient catalyseur d’un travail de mémoire à niveaux multiples et permet de passer de l’organique à l’abstrait. Par différentes techniques d’impression sur papier ou tissu, France Bergeron fouille l’éphémère à travers les végétaux. Que ce soit par martèlement ou par cuisson vapeur, le processus d’empreinte botanique aboutit à la conservation d’une trace, de stigmates, d’une mémoire du végétal et de son antre d’origine, la terre. Si les empreintes végétales tiennent de l’organique, l’imagerie numérique de François Trahan tend vers l’abstrait. La photographie cristallise le mariage entre l’empreinte et son support. Elle se fait sélective et isole certains aspects de cet amalgame afin de le présenter dans une autre dimension. Du fait d’une perspective différente, l’œuvre originale devient autre, redevient sujet plutôt que résultat. Ces traces sont donc ici contemplées et recréées, regardées et présentées sous le biais de deux chemins d’expression, la matière brute et son interprétation. L’ensemble devient une sorte de débat où chacun alimente l’autre, le relance et y trouve son compte. Les empreintes végétales sur toiles de lin sont montées sur baguettes de bambou et accrochées directement au mur avec œillets ou encore en installation dans l’espace. Les photographies seront présentées dans des cadres par thèmes. Elles seront accrochées aux murs. Certaines sont présentées sur cimaises.

//////////DEMARCHE ARTISTIQUE

France Bergeron explore actuellement une mémoire botanique. L’intérêt pour les formes organiques, principalement celles du monde végétal et sa sensibilité aux milieux naturels dans l’esprit de la taphophilie, « amour des lieux » la situe dans une posture de passeur au sein de la nature vibrante. Sa pratique combine la poétique visuelle que lui inspire le lieu et la cueillette des végétaux trouvés sur place. Par des processus d’impression de contact, elle utilise ces différentes matières organiques qu’elle marie avec pigments secs, encres et coloration naturelle, papier fait main, ainsi que l’eau, le tissu, les mots de la poésie. Elle transporte son travail pictural sur de vieux draps de lin, entre autres.

 

Sensible à cet environnement brut et primal qu’est la Côte-Nord, François Trahan l’observe de près, le regard ciblé, intime. L’approche en plan domine et la qualité graphique, minimaliste, proche de l’abstrait, ouvre bien des perspectives. Chaque détail, particule, fragment ainsi présenté se veut le reflet du milieu visité, marie l’universel et le spécifique. Le photographe met à jour l’ADN du territoire.

 

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Ce projet est réalisable grâce à l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec et l'Entente de développement de la Ville de Sept-îles. 

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