Guillaume Vallée
ARTISTE EN RÉSIDENCE

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////////////BIOGRAPHIE

 

Cinéaste expérimental, artiste vidéo et commissaire indépendant, Guillaume Vallée est diplômé de l'Université Concordia en cinéma d'animation et titulaire d'un MFA in Studio Arts - Film Production.

Ses performances audiovisuelles ont été présentées dans une multitude de festivals au Canada, aux États-Unis, en France, en Italie, au Japon et en Autriche. Ses films et vidéos expérimentaux, en distribution chez Vidéographe et Winnipeg Film Group, ont été présentés internationalement dans plusieurs festivals, dont ExIS (Corée du Sud), Festival Int. du Film sur l’Art (Canada), Festival du Nouveau Cinéma (Canada), Int. Kurzfilmwoce Regensburg Allemagne), Regards (Canada), Crossroads (États-Unis), Oodaaq (France), Animatou (Suisse).

Son travail a été récompensé en 2013, pour The Yellow Ghost (Grand Prix Dérapage), en 2016 au festival WNDX (Festival of Moving Image) pour son court-métrage Le bulbe tragique (''Best Canadian Work'') et il fait gris dans ta tête, tout à coup, un vidéopoème co-réalisé avec l'artiste Sarah Seené, dans le cadre du Festival de la Poésie de Montréal (Grand Prix Vidéo-Poésie 2018).

Vallée est instructeur d’ateliers autour du cinéma expérimental et de l’art vidéo, en offrant, dans divers centres d’artistes, des formations sur le développement argentique à la main, le tirage contact, la peinture et gravure sur pellicule et le glitch analogique. Il a donné plusieurs présentations de son travail à l’international, donc à La Maison du Québec à Saint-Malo (France), au Space Cell Lab (Corée du Sud), à la filmkoop wien (Autriche), et aussi localement, dont à l’Université de Montréal, à l’Université Concordia et dans le cadre des Journées de la Culture.

//////////DESCRIPTION PROJET RÉSIDENCE

Dans le cadre de sa résidence, Guillaume réalisera une vidéo expérimentale et hybride tournée en pellicule Super8 et en 3D (anaglyphe1 rouge/cyan). Le concept de cette vidéo est d’explorer et contester les grands espaces industriels et naturels à travers le changement de perception occasionné par l’intermodalité des médiums utilisés. 

L'artiste explorera le territoire de la MRC sept-rivière afin de filmer en Super8 et en 3D, en plan fixe et identique, ces lieux industriels qui entrent en contraste avec l’immensité des lieux naturels de la région. Il désire explorer davantage ce moment précis de transition entre l’image Super8 et l’anaglyphe (imagerie 3D). À travers ce puissant contraste visuel, il s’agit de contester notre propre rapport à l’immensité de ces espaces. Lors de ses multiples visites dans la région de la Côte-Nord, il a été frappé de découvrir cette inquiétante cohabitation. Il s’émane de ces monuments industriels une menace et une forme d’invincibilité qui entre en conflit avec les paysages naturels qui semblent infinis. il a compris qu’il n’y avait pas de place pour un entre-deux, que le compromis est impossible. C’est l’émotion qu'il aimerait faire émaner de cette création vidéo. La tristesse de ce combat contre la nature, qui est perdu d’avance. 

//////////DEMARCHE ARTISTIQUE

Je travaille principalement sur pellicule Super8, 16mm et vidéo analogique. Le rapport que j’ai à ces médiums s’est développé à travers le travail sur leur matérialité. Je m’inspire essentiellement de l’animation expérimentale et du cinéma structurel. Ma pratique s'inscrit dans une démarche processuelle et ce sont l’expérience ainsi que les découvertes issues de mes recherches formelles qui la nourrissent. Mon objectif se consacre à la création d’une connexion conceptuelle entre le contenu et la matière. Je ne recherche pas une gratuité formelle, qui n’est qu’artifice, mais plutôt une structure narrative basée sur la matérialité des médiums avec lesquels je travaille. Je m’intéresse à toute forme alternative de l'image en mouvement et je fais usage de différents processus techno artisanaux incluant un ensemble d'interventions directes, de manipulations optiques et de distorsion analogique dans le but de créer des oeuvres hybrides et élargies. En travaillant sur l’émulsion filmique et les signaux vidéo, je laisse une place primordiale à l’accident et à ma propre physicalité. Je veux rendre la trace indicielle évidente, en la liant aux éléments conceptuels de l’oeuvre au sein d'un dispositif que je qualifie de performatif. Ce qui m’intéresse avant tout, c’est le processus de dématérialisation, lorsqu’il survient, et les possibilités créatives qui en découlent. Qu'il s'agisse de found footage, du corps d’un-e interprète ou de video feedback, une rematérialisation s’opère sous une forme inter médiatique où chaque transfert de médium apporte une nouvelle dimension à l’image. Cette nouvelle matérialité, qu’elle se retrouve sur pellicule Super8, vidéo Hi8 ou même 3D, peut être infiniment recyclée. Il est aussi question de rendre les mécanismes de création explicites, d’assumer l'intégralité du médium utilisé, en ne se limitant pas uniquement au cadre formel de l'image, mais à son entièreté. Ma pratique est principalement collaborative/non hiérarchique et mise sur une flexibilité du processus créatif basé sur un dialogue constructif.

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Ce projet est réalisable grâce à l’appui du Programme de partenariat territorial de la Côte-Nord (la MRC de Sept Rivières, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation et le Conseil des arts et des lettres du Québec).

Pour plus d'info sur l'artiste, visitez son site internet : https://www.gvallee.com/