
AMÉLIE BRINDAMOUR
RACCOMODER :
NOUVEAUX ASSEMBLAGES
du 4 septembre au 19 octobre 2025
Salle d'exposition de L'Alternative
27, Place LaSalle, Baie-Comeau
Heures d'ouverture :
du jeudi au dimanche de 10h00 à 16h00
Vernissage : jeudi 4 septembre dès 17h00 en présence de l'artiste
À propos de l'exposition Raccomoder : Nouveaux assemblages
Raccommoder : nouveaux assemblages est un corpus d’œuvres sculpturales où la matière qui les compose – le mycélium, le bioplastique à base d’agar, la pierre, l’impression 3D, la pâte à modeler et l’acier – est l’élément central. Ayant comme point de départ des tests effectués lors de la création d’anciens projets, les œuvres cherchent à revaloriser les formes riches de possibilités qui ont émergées par accident lors de ces explorations, et proposent une réflexion sur la perception de ce qui est endommagé, autant en lien avec la matière que l’état actuel de l’environnement.
Ces nouveaux assemblages contiennent entre autres des tests effectués en mycélium de reishi cultivé sur des structures en jute, qui ont ensuite été asséchés dans un four. Le mycélium est l’appareil végétatif des champignons, et est constitué de petits filaments blancs. Des formes en bioplastique à base d’agar sont aussi présentes dans les juxtapositions de matières des œuvres. L’agar est une substance gélatineuse transparente provenant d’algues, qui lorsque chauffée avec de la glycérine et de l’eau, puis refroidie, permet de créer un type de plastique biodégradable. Les matériaux additionnels, telle que la pierre, l’impression 3D en PLA, la pâte à modeler et l’acier comportent des provenances diversifiées – géologiques, minérales et végétales – et possèdent des processus de formation et de décomposition variés à travers le temps, créant ainsi une rencontre inédite et respectueuse entre les règnes, les espèces et les idées. Les formes s’inspirent autant des compositions organiques que l’on retrouve dans la nature que des designs biomimétiques générés par les logiciels de création numérique 3D.
L’énorme quantité de matières transformées qui se retrouvent dans les écosystèmes en raison de l’activité humaine modifient le paysage et génèrent de nouveaux éléments composites, comme par exemple les « plastiglomérats » provenant de plastique aggloméré avec des roches et du sable. S’inspirant des théories de l’ouvrage Vivre avec le trouble de Donna Haraway, les assemblages sculpturaux de l’exposition cherchent à créer de nouvelles relations entre ces matières d’origines diverses; ce qui est considéré comme naturel versus synthétique, de même que résiduel versus émergeant. Serait-ce possible de percevoir différemment ce qui a été endommagé, et même d’aimer ce qui est perçu comme un déchet? De raccommoder ce qui est brisé?
Ces assemblages sont présentés sur des supports en acier conçus à partir de barres d’armature, normalement employées à l’intérieur de structures architecturales modernes en béton armé, souvent le dernier élément visible après qu’un bâtiment ait été laissé en ruine.
Cette exposition est réalisée en partenariat avec la ville de Baie-Comeau. Le projet bénéficie du soutien financier du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec. La conception du projet a été réalisée grâce à la participation à la résidence d’artiste Est-Nord-Est à l’hiver 2023. L’artiste aimerait remercier les sculpteurs sur pierre Jocelyn Aubé, Maurice Harvey, Serge Pelletier et Alexandre Maquette qui l’ont accompagné dans l’apprentissage de ce nouveau médium. Un merci spécial à La Chambre Blanche et à Carl-Dave Lagotte, responsable des laboratoires, pour le soutien technique dans la réalisation de la photogrammétrie et l’impression 3D employée dans l’une des œuvres. L’artiste remercie également Atelier La Coulée pour l’aide reçue dans la fabrication des supports en acier. Merci à Mathieu Lambert pour la construction du panneau en bois autoportant. Finalement, merci à l’équipe du centre d’artistes Panache art actuel pour l’accompagnement dans la présentation de cette exposition.
À propos de l’artiste Amélie Brindamour :
Amélie Brindamour a présenté son travail dans plusieurs expositions solos et collectives, notamment à Caravansérail (2025, Rimouski), au Musée du Bas-Saint-Laurent (2024, Rivière-du-Loup) à la Science Gallery Melbourne (2024, Australie), au Mois Multi (2023, Québec), et au McCarthy Arts Center (2019, Burlington, États-Unis). Ses projets se développent dans le cadre de résidences, tel qu’à Est-Nord-Est (2023, Saint-Jean-Port-Joli), au Speculative Life BioLab de l’Université Concordia (2019, Montréal) et au Vermont studio Center (2018, Johnson), et sont soutenus par le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada. Elle détient un baccalauréat en arts visuels et une maîtrise en enseignement des arts de l’Université Concordia. Elle vit et travaille à Tiohtià:ke / Mooniyang / Montréal.