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2e édition

28 AOÛT AU 11 OCTOBRE 2026

À l'Espace Panache
au Musée de la Côte-Nord

l'exposition des membres de
Panache art actuel

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LES ARTISTES
 

HUGO BERGERON

https://www.hugobergeron.ca/

 

À propos

Né en 1981, Hugo Bergeron est détenteur d’un baccalauréat de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Finaliste au 12e concours de peintures canadiennes RBC en 2010, son travail a été exposé au Canada, en France, au Brésil et au Liban. En 2013, il a entre autres participé à l’exposition collective «Le projet peinture/The Painting Project» à la galerie de l’UQAM à Montréal. Ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et corporatives dont Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec, Banque nationale, Ministère des affaires extérieures et du Commerce international du Canada, Mouvement Desjardins, Loto-Québec. Hugo Bergeron vit et travaille à Baie Johan-Beetz.

À l’instar de l’action humaine créant le paysage, Hugo Bergeron fouille notre relation aux territoires (matériel, virtuel, spirituel), les déterminants de nos structures et les contingences de la vie. Abordant l’image post-photographique par la mémoire, l’imaginaire et la matière, Bergeron s’inscrit dans une approche fondamentale, sensible et historique du faire. La manipulation de la représentation dirige sa recherche sur la réalité : déstabiliser son emprise, témoigner de sa conjoncture, suspecter son absurdité, exagérer ses merveilles et envisager l’inconnu. Pour confronter notre conformité de la réalité, l’éclatement dans l’image demeure nécessaire.

 

Hugo Bergeron déplie un processus de création de la complexité. Son inclination à la générosité oblige une synthèse d’où émerge l’éclectisme, l’hétérogénéité et la surcharge. Il échantillonne le sujet, l’attitude, la hiérarchie et la plasticité du langage visuel. Son architecture chromatique de l’image est une quête de profondeur au royaume du plat.

Œuvre : La forêt infinie, 2022, acrylique sur toile, 61 x 51 cm.

La forêt infinie est une quête entre la main et la mémoire. Un arbre à la fois, je reconstitue une forêt inventée. L’unique s’additionne pour formuler un groupe. L’exercice du pinceau à main levée requiert la patience de l’arbre. Il faut démêler l’entremêlé. La mémoire tente de reproduire le souvenir sans réellement y arriver. Elle interprète chaque ligne pour composer le sujet. Une fois rassemblée, cette forêt singulière dégage une présence au regard. 

JOANIE BLAIS

 

À propos

Joanie est une artiste émergente et native de la Gaspésie. Elle pratique et réside à Sept-Îles. Infirmière de formation, l'être humain dans sa globalité, ainsi que le rapport qu'il a avec son environnement, ont toujours été au centre de ses réflexions et de ses projets. Elle est maintenant copropriétaire des Encadrements du vieux quai, une entreprise artistique offrant un service d'encadrements sur mesure, des cours/ateliers d'art, de la vente de matériaux artistique ainsi que de la vente d'œuvres d'art. Cette position lui donne l'occasion de partager sa passion des arts quotidiennement aux travers les services donnés et au travers sa clientèle.

 

Œuvre : The Art Of Yearning, 2026, cyanotype, 20 cm x 25 cm

L’oeuvre capture une scène d’une muse faisant la prière. N’est-ce pas serein de croire? N’est-ce pas réconfortant de savoir qu’une histoire ou un dieu peuvent apaiser ce paradoxe qu’est la conscience du soi dans ce monde? N’est-il pas plus facile de sombrer dans un cynisme? L’oeuvre ne donne aucune réponse à ces questionnements. Ni ne donne ce qui est véridique versus ce qui ne l’ai pas. Elle souligne seulement l’action de croire en quelque chose et de garder espoir malgré les incohérences et l’absurdité de la vie de l’homme en générale. Et vous, en quoi croyez-vous? Qu’est-ce qui vous apaise la nuit?

KATHRYN BRADLEY-BARRIAULT

À propos

Kathryn Bradley Barriault, parfois connue sous le nom d’Apple, est une artiste contemporaine émergente de Sept-Îles, ou il continue de vivre et de travailler. Il est né en 2003 et a terminé son DEC en arts visuels au Cégep de Sept-Îles en 2024. Depuis lors, il développe sa carrière d’artiste multidisciplinaire non seulement dans les salles d’expositions mais aussi dans les ateliers publiques et projets publique destinés à la communauté locale. Motivées par une compulsion sans fin à explorer et à analyser, ses œuvres visent à inspirer un sentiment de curiosité et de connexion chez les spectateurs. Grâce à l’utilisation variées de médiums et de matériaux, Kathryn fais un usage élaboré du langage visuel pour communiquer ses réflexions sur la nature et l’humanité, en plus de créer des interactions uniques entre l’artiste et spectateur. Il est reconnaissant envers la communauté et souhaite de continuer à soutenir les effort culturels et artistiques locaux.

Œuvre : Resolution, 2026. Miroir, vitre recyclée, silicone, coulis mural, argile auto-durcissante, et peinture. 51 x 51 cm

Resolution est une œuvre teste pour les prochaines réflexions et projets de Kathryn. Inspirée par des artistes tel qu’Olafur Eliasson, Dale Chihuly, et Nicolas Beaudin, Kathryn explore les idées de reflets et de croissance avec ses premiers pas vers le travail avec le verre comme matérielle. Cette œuvre d’art sera réalisée en utilisant une technique de mosaïque verre sur miroir, ou Kathryn colle du verre coloré recyclé à un miroir rond avec un cadre fais d’argile et de fils. Les principaux symboles de cette œuvre d’art sont l’Ouroboros, la spirale, et le chiffre 4. En harmonie, ces symboles font référence au cycles de création et de destruction, à l’auto-réflexion, à la croissance et à la nature (4 saisons, 4 directions cardinales, etc). Kathryn explore ainsi à l’idée que la lumière est révélatrice. Comment la création est destruction et la destruction est création.

 

RAFAELLE CARRIÈRE

À propos

Originaire de l’Outaouais, Rafaelle a d’abord complété un double DEP en horticulture et aménagement paysager et a ensuite poursuivi ses études en arts au cégep de Sept-Îles. Elle a récemment terminé un baccalauréat interdisciplinaire en arts à l’Université du Québec à Chicoutimi au cours duquel elle a participé à un échange avec l’École Nationale Supérieur d’Art et de Design de Nancy. Membre du collectif Amalgame, elle a notamment exposé au Centre Inouïe, à la Galerie l’œuvre de l’Autre et sur l’espace Plateforme du centre d’artistes le Lobe. Sa démarche consiste à passer leplus de temps possible à l’extérieur souvent en randonnée ou à vélo et à porter attention à ce qui l’entoure autant dans les sentiers, près des maisons que dans les dépotoirs

Œuvre : Ruisseau, 2026. Cyanotype sur papier,1 \3, 80 x 110 cm.

L’œuvre est réalisé à partir d’une photographie prise dans un parc urbain, mais rappelle la peinture de paysage sauvage romantique.
L’artiste considère qu’il n’existe pas de «sous-nature»¹. 

¹ Marianne ROUSSIER DU LAC, « Plantes voyageuses ou plantes voyagées » dans MarionGRANGE, dir., « Les migrations des plantes », Paris, Manuella Éditions, 2024, p75.

MARIE-CLAUDE DUBÉ

À propos
Artiste professionnelle en arts visuels et médiatrice culturelle. Elle enseigne depuis 20 ans en arts visuels, en histoire de l’art et en cinéma au Cégep de Baie-Comeau. Marie-Claude Dubé nourrit sa pratique artistique professionnelle depuis plus de 20 ans. Elle a obtenu une bourse du CALQ pour l’œuvre : Les boites à feux en 2010. Elle participe à quelques expositions collectives, dont Enracinée, organisée par le centre d’artistes : Panache art actuel en septembre 2024. Elle possède également un riche bagage en médiation culturelle desquelles découle de multiples œuvres d’art public. La prochaine, L’effet papillon, est prévue pour 2026. Elle présentera également sa première exposition solo à l’automne 2027. Par sa démarche artistique, elle souhaite décloisonner le médium et en faire naitre un sens nouveau, sublimé. Elle aborde par ma pratique sa mythologie personnelle, la coïncidence, la beauté et l’invisible. Elle s’intéresse à l’histoire de la trace laissée, à la muse et à tout ce qui a déjà été.

 

Œuvre :Thérèse (maman(s), avant d’en être une), 2026. Triptyque. Cabinets-collage, matériaux mixtes. 3 cadres de 25 x 40 cm.
En préparation pour son exposition d’automne 2027 qui parcoure l’univers des cabinets sous toutes ses formes, Marie-Claude Dubé explore différentes techniques possibles pour la réalisation de cabinets. Ici, elle expérimente le collage comme cabinet. son travail aborde sa grand-mère, sa mère et elle, avant qu'elles deviennent mères. La fille, la femme, l’enfant qui était tout de même complète avant d’obtenir leur rôle supplémentaire, celui de maman. Fidèle à sa démarche, ces petits univers se composent de souvenirs, de cueillette et de nostalgie. Présenter des souvenirs, inventés ou non. Ces petits mausolées ne parlent pas de maternité, elle évoque l’essence d’une femme, des femmes quelque’ elles soit : Complètes.

SARAH F. MALONEY

https://www.sarahfmaloney.com/

Œuvre : Camerise et mélilot, 2026. Peinture au latex sur Johannot. 56 x 76 cm

 

Informations à venir...

RICHARD FERRON

 

À propos

Richard Ferron a obtenu un baccalauréat en arts plastiques et est titulaire d'une Maîtrise en arts visuels de l'Université Laval. Artiste atypique, son intérêt pour l'art ne se limite pas à un médium en particulier. Il s'exprime de façon aléatoire à travers la peinture, la sculpture, la photographie, la vidéo, l'installation et les arts numériques. Par-delà ces disciplines, l'expérience vécue avec le public sur le mode de la rencontre, de la participation active et du partage se veut aujourd'hui, un des moteurs de sa démarche artistique.

 

Ce qui motive sa pratique demeure avant tout le processus de création, le jeu que le matériau rend possible. Ses œuvres résultent d'expériences tactiles visant à confronter le corps à son environnement. Ses interventions s'articulent sur le territoire dans lequel il évolue au quotidien. Ce qui donne un sens à sa pratique relève de l'expérience de la relation avec l'autre. Il invite le public à participer au processus de création. À travers l'acte même de mise en relation avec l'autre, celui-ci devient générateur de matériau de travail, matériau puisé à même le vivant. Chacun peut ainsi, laisser la trace de son passage dans le temps. Cette participation de la population à l'intérieur de sa pratique a pour but de démocratiser l'art, de développer un sentiment d'appartenance au milieu et de
développer un nouveau public face à l'art actuel. Ses oeuvres représentent des fragments qui sont autant de traces de ces moments de rencontres. L'essence de sa démarche artistique vise à laisser, auprès du public, des traces bien au-delà de l'oeuvre créée.

 

Son travail a fait l'objet d'expositions individuelles et collectives : Musée régional de la Côte-Nord, Espace F (Matane), VU et Le Lieu (Québec), Festival Clin d'Œil (Reims,France), Maisons de la Culture (Montréal), et de résidence d'artistes : Sagamie (Alma), VisualHands (Berlin, Allemagne). Richard Ferron vit et travaille à Baie-Comeau.

Œuvre : Mémoires d'Aujourd'hui / phase 2, 2022. Photographie et acrylique sur contreplaqué

 

Phase 1  (2012).

Les habitants de Baie-Comeau ont été sollicités pour célébrer le 75e anniversaire de la Ville. Pour participer, ceux-ci devaient être âgés de plus de 75 ans avoir en leur possession une photo d'eux-mêmes avec au maximum une autre personne sur ce cliché pris à Baie-Comeau, à l'extérieur. Il y a eu 10 participations  Nous sommes retournés à l'endroit où les prises de vue ont eu lieu dans les année 1945-50 Les protagonistes se positionnaient à côté d'eux-mêmes. 10 photographies ont été tirées et imprimées à l'échelle humaine en noir/blanc sur des contreplaqués.

 

Phase 2 (2022).

En 2022, 10 ans plus tard, l'application de couleur a été réalisée sur les 10 panneaux. Chaque panneau peint dans un style différent faisant référence parfois à un artiste du XXe siècle. Ce panneau représente la citoyenne Huguette Auclair, née à Québec et son enfant Claudette Bérubé, née à Baie-Comeau. À l'origine, tous les participants avaient plus de 75 ans en 2012. 14 ans plus tard, en 2026, les participants sont presque tous décédés Exception : Huguette Auclair, sa fille et Gilberte Gagnon.

EMMANUEL GUY

 

À propos

Emmanuel Guy utilise les techniques de l’ébénisterie pour proposer des œuvres d’art actuel. Son travail puise principalement à la sculpture et à l’installation, en y ajoutant sporadiquement du performatif, de la photo-vidéo ou de l’imprimé. Né en 1972, l’artiste installé au Bas-St-Laurent diffuse sa production artistique depuis 2011. Il compte 6 expos solos à son dossier : notamment à Panache (Baie-Comeau - 2026), au Centre d’exposition du Rift (Témiscamingue - 2023), chez Atoll art actuel (Victoriaville - 2022) ou AdMare (Îles-de-la-Madeleine – 2021). L’artiste est formé en sciences sociales : sa démarche artistique se nourrit notamment de son expérience de professeur-chercheur en transport maritime à l’Université du Québec à Rimouski.

Œuvre : Point d’appui, 2020. Merisier, cerisier, bouleau blanc, cordes de nylon tressées, huile de lin polymérisée 219 x 152 x 70 cm
Cette œuvre a été créée dans le contexte d’un projet conjoint du collectif Voir à l’Est et du Musée du Bas-St-Laurent. Le projet invitait les artistes sélectionné.e.s à dialoguer avec une pièce de la collection de l’institution louperivienne. J’avais pour ma part choisi une œuvre textile de 1979 réalisée par Michèle Bernatchez. La sculpture reprend la forme du métier haute-lisse employé pour la fabrication d’un corpus marquant de l’histoire de l’art québécois à cette époque. Une période où des artistes comme Bernatchez, mais aussi Mariette Rousseau-Vermette et Micheline Beauchemin, ont mobilisé leurs maitrises des savoir-faire textiles pour proposer des œuvres contemporaines. Des contributions directes aux recherches de l’époque s’interrogeant sur le rapport à l’abstraction et aux couleurs menées par des artistes utilisant, eux, le médium plus « noble » de la peinture. Point d’appui met en scène ma matière de prédilection – le bois – en soulignant que c’est d’abord une fibre végétale. C’est mon hommage aux arts textiles qui continuent aujourd’hui d’allier les techniques des arts populaires aux questionnements des arts actuels. Un défi plus rarement réussi avec les techniques du bois : une quête centrale de ma démarche personnelle.

 

CHANTAL HARVEY

https://www.chantalharvey.com/

Œuvre : Le tétras, 2026. Gravure sur bois, oeuvre papier BFKRives. 56 x 76 cm (Cadre 90 x 107 cm)

 

Informations à venir...

LAURENCE LAINESSE

À propos
Laurence Lainesse (La Laine) est une artiste textile lesbo-queer basée à Moisie, sur le Nitassinan, depuis 2022. Par la pratique du crochet tapisserie, elle développe une approche lente et incarnée qui interroge les relations entre territoire, isolement et vies queers en région. En détournant une technique traditionnellement associée au domestique, elle transforme le textile en outil de narration politique et affective. Sa pratique s’inscrit au croisement de l’artisanat, de la culture numérique et des récits queer.


À travers des portraits inspirés de figures culturelles marquantes, elle explore les imaginaires, la mémoire et les processus d’acceptation de soi en dehors des normes hétérosexuelles. Elle présente son travail dans plusieurs expositions, dont ICONES en 2026 dans le cadre de Passage émergent chez Panache art actuel à Baie Comeau, ainsi que dans l’exposition collective Les espaces que l’on crée / Spaces That We Make à SKOL, Montréal.

 

Œuvre : No One Around: Expand Your Radius (2026). Textile acrylique, 65 x 145 cm.

Dans une région comme la Côte-Nord, où les communautés queer sont présentes mais dispersées, Tinder devient à la fois un outil de rencontre et le reflet d’un certain isolement. L’image montrant « aucune personne à proximité » révèle le paradoxe d’exister dans un milieu queer régional où les façons de connecter dépassent souvent les interfaces numériques. Bien que vécue de manière intime, cette expérience est profondément collective.
 

En transposant cette capture d’écran en textile, je rends tangible une expérience habituellement éphémère et algorithmique. Le geste répétitif du « swipe » devient matière, archive et prétexte à rencontre. L’œuvre interroge ainsi l’enracinement : comment créer des liens, trouver sa communauté et habiter un territoire queer en région.

 

 

MICHELLE LEFORT

https://michellelefortartiste.com/

 

À propos

Des études en pédagogie, orthopédagogie, gestion, arts visuels à l’Université de Montréal, l’UQAM, l'UQAR, des formations avec Derouin, Sullivan et Segal, l’amènent à participer à plusieurs expositions individuelles et collectives, à Montréal, Québec, Joliette, Repentigny, sur la Côte-Nord, au Mexique et en Belgique. Inscrite au répertoire des artistes du 1% de l’Intégration des arts à l’architecture et à Culture à l’école, elle offre aussi des services d’enseignement en arts plastiques. Impliquée dans Arts visuels de Lanaudière, ensuite sur la Côte-Nord, depuis 1999, dans divers conseils d’administration, organisations artistiques et culturelles, elle est cofondatrice de Panache art actuel. Boursière du Fonds de développement culturel de Sept-Îles et du Conseil des arts et des lettres du Québec. Nominée au Club des ambassadeurs de Sept-Îles en 2017 et récipiendaire du Prix du CALQ Artiste de l’année sur la Côte-Nord en 2021, sa démarche actuelle est orientée vers la création publique avec participation citoyenne.

Œuvre : Pas à pas sur la Côte-Nord, 2026. Surmoulage et matériaux mixtes. 91,4 x 124,5 x 33 cm

"Lors d’une de mes premières visites à Sept-Îles, il y a plus de quarante ans, j’ai marché la ville d’ouest en est avec de nouvelles bottes achetées ici... Ces bottes ont marché Sept-Îles et plus largement, la Côte-Nord, jusqu’à s’enraciner ici... Une ouverture, un choix, une adhésion, une implication dans la communauté, une conviction d’être à ma place se développe ici... Des rencontres humaines significatives, ici... Un sentiment d’appartenance fait croître des racines ici... Marcher le territoire jusqu’à s’enraciner ici... C’est là où je réside depuis le plus longtemps, ici... Une réflexion matérialisée par ces bottes enracinées ici... Heureuse et fière de mon adoption au territoire, enracinée ici..."

 - Michelle Lefort

FANNY LESSARD

https://www.fannylessard.ca/

À propos

Artiste interdisciplinaire, Fanny Lessard œuvre en art visuel, poésie et chanson; des pratiques qu’elle tente de tisser ensemble pour former un tout. Elle cumule diverses expériences sur la scène artistique dont la participation à différents festivals de chansons et à diverses expositions collectives ainsi que deux expositions individuelles, Mémoire et résonance, présentée en 2021 ainsi que Cueillir la mémoire du vivant, présentée en 2025. Sa recherche-création s’intéresse notamment à la formation de soi en création et à la transmission de cette formation de soi chez l’apprenant-artiste. Elle détient un baccalauréat interdisciplinaire en art visuel, une maîtrise en art, volet transmission et enseignement de l’art ainsi qu’une formation en enseignement des arts.

À travers son travail de recherche-création interdisciplinaire, Fanny Lessard invite l’autre à explorer nos expériences partagées tout en exposant l’unicité de sa propre histoire. C’est entre le thème du vivant et de tout ce qu’il peut comprendre que se tissent des œuvres imprégnées de paysages, de souvenirs, d’enfance, de mémoire, d’intime et de rêves. Elle désire partir à la rencontre de sa nature profonde et de cette forêt intime qui l’habite. Dans le ressouvenir de ses histoires de vie, Fanny porte un regard sur les sentiers parcourus et pars à la découverte du soi et des territoires intérieurs. Elle recrée de nouvelles expériences et elle se transforme; les questions de la formation de soi étant au cœur de sa recherche-création.

 

Son travail installatif d'œuvres textiles comporte une démarche automédiale dans laquelle le médium du soi se façonne et se constitue à travers de multiples formes d’expressions. En dehors de ce médium du soi, elle utilise le textile comme une matière sensible racontant un récit de vie. L'écriture occupe également une place majeure dans mon travail. Elle s'en sers entre autres sous forme de récits afin de poser un regard et de faire ressortir les détails et la profondeur d’une expérience vécue, à travers le ressouvenir de celle-ci. Par les réflexions qui émergent, elle prend conscience de l’instant vécu et crée. Dessin, son, poésie, musique et chanson viennent s’y coudre, comme s’il s’agissait d’un fil faisant partie du tissu. Un tissage, où tout se lie et tout s’assemble pour faire œuvre.

Œuvre : Paysages d’enfance, 2021. Livre d’artiste, haïkus, papiers, fil, encre. 14 cm x 20 cm

Paysages d’enfance est un livre d’artiste qui explore les territoires intimes, les souvenirs d’enfance liés à des paysages qui ont marqué mon histoire. L’œuvre rassemble une série de haïkus écrits en forme libre, qui capturent des instants de mémoire, comme une suspension dans le temps. À chaque page, des lignes, des formes et des images cousues au fil blanc accompagnent les textes. Ces dessins textiles évoquent des paysages, ou encore des images associées aux souvenirs racontés. Paysages d’enfance propose une exploration sensible de la mémoire et du lien qui nous unit aux lieux de notre enfance. À travers la poésie, le dessin et le fil, l’œuvre rassemble des fragments de souvenirs et invite à porter attention aux paysages d’enfance qui nous habitent encore, à ces histoires qui s’impriment et s’entremêlent; à ces instants cousus à notre mémoire.

ARIANE MIGNEAULT-LECAVALIER

https://arianelecavalier.com/

 

À propos

Ariane Migneault-Lecavalier est une artiste visuelle, autrice et designer originaire de Tiohtià:ke / Montréal et établie à Sept-Îles, sur le territoire non cédé de Uashat mak Mani-utenam. À travers une démarche hybride où écriture, design d’objet, illustration, autoédition et photographie se rencontrent, elle explore les rapports d’échelle entre le corps, le bâti et le paysage. Les ateliers de médiation culturelle qu’elle anime témoignent de l’importance qu’elle accorde au partage et à la transmission. Elle réalise une série de trophées sculpturaux en céramique pour les Prix d’excellence Culture Côte-Nord des éditions 2026, 2028 et 2030. Elle a conçu, écrit et illustré le livre à colorier Aux monstres vivant dans ma tête, où l’innu aimun, le français et l’anglais se côtoient. Son projet vidéo Netflix & Pills a été sélectionné par Folie/Culture dans le cadre du Plan d’action solidaire de la Ville de Québec (2021–2025). Elle détient un baccalauréat en design de l’environnement (B.A.) ainsi qu’un baccalauréat ès sciences de la gestion (B.Sc.G.), profil gestion et design de la mode, de l’UQÀM. Cette double formation l’amène à porter une attention particulière aux relations entre objets, espaces et expériences vécues.

Œuvre : Le cœur en Manic-5, 2026. Poème imprimé sur serviettes de papier, édition de 200 exemplaires. 16,5 x 16,5 cm

Le cœur en Manic-5 est un poème imprimé sur des serviettes de papier. Le projet déplace la poésie vers un support familier et banal, transformant un objet du quotidien en espace de rencontre avec le texte. Le poème traverse différents registres sans chercher à les départager. Des fragments de territoire, de géographie, de travail, d’intimité et de mémoire s’y rencontrent librement. Comme la Côte-Nord elle-même, façonnée par les déplacements, les rencontres et les vastes distances, il refuse les frontières nettes et laisse place à des lectures multiples. Entre la parole, le geste et l’objet imprimé, la serviette accompagne la circulation du texte au-delà de l’espace d’exposition. Destinée à être manipulée, conservée, recyclée ou abandonnée, elle rappelle que certaines traces persistent précisément parce qu’elles demeurent fragiles, éphémères et en mouvement. En prélevant une serviette, le visiteur emporte avec lui un fragment de l’œuvre et participe à sa diffusion. Le poème poursuit alors son parcours dans la mémoire, les conversations et les lieux qu’il traverse.

EMILIE PEDNEAULT

 

À propos

Emilie Pedneault est artiste en arts visuels et autrice. Sa pratique se déploie principalement à travers l’illustration, la poésie et le zine, et s’intéresse aux mécanismes de perception qui façonnent notre rapport au monde. En mettant en scène des figures humaines, des objets et des paysages inspirés du territoire nord-côtier, elle cherche à créer des images où le familier se trouve subtilement déplacé. Ses recherches explorent la manière dont de légères anomalies visuelles peuvent modifier notre interprétation du réel et ouvrir un espace de réflexion sensible. Son travail a été présenté dans diverses expositions et publications. Par une approche lente et attentive aux détails, Emilie Pedneault développe une pratique qui invite le regardeur à habiter l’incertitude.

 

Œuvre : FILER BLEU LES TYMPANS, 2022. Encre sur papier 122 x 91,5 cm

L’oeuvre soumise pour l’appel Enraciné, Filer bleu les tympans, prend pour point de départ un paysage de la Côte-Nord observé lors d’une résidence de recherche à Tête-à-la-Baleine à l’automne 2022. Réalisé à l’encre sur papier, le dessin s’attarde à la lente accumulation des détails et à la manière dont le territoire se révèle à travers le temps du regard. Si le paysage semble d’abord familier, un second espace s’inscrit toutefois à l’intérieur de l’image. Une figure humaine y apparaît aux côtés d’une présence indéterminée dont la nature demeure incertaine : ombre, souvenir, trace ou apparition. Cette coexistence de plusieurs régimes de représentation introduit un léger décalage dans la lecture de l’œuvre. Le paysage n’est plus seulement un lieu à observer, mais un espace où différentes temporalités et différentes formes de présence se rencontrent. Sans chercher à imposer un récit précis, le dessin propose une expérience de contemplation où la reconnaissance vacille doucement, laissant place à l’incertitude, à l’imaginaire et à une attention renouvelée envers ce qui nous entoure.

 

LAURENCE PETITPAS
https://laurencepetitpas.com/

 

À propos

Laurence Petitpas est une artiste pluridisciplinaire spécialisée en théâtre de marionnettes contemporain. Sa démarche s’appuie sur une écriture scénique qui émerge de l’interaction entre les marionnettes, les interprètes et le public, cherchant à créer des expériences de rencontre et de communion. Fascinée par le potentiel expressif de la matière, elle conçoit aussi bien des objets-marionnettes que des costumes et dispositifs performatifs à partir de matériaux variés. Également musicienne, elle accorde une place importante à la création sonore dans ses œuvres. Depuis 2020, ses spectacles Mutatis Mutandis! et Soudain les îles ont été
présentés au Québec, en Colombie-Britannique et en Europe. Active en médiation culturelle, elle anime des ateliers dans les écoles et offre des formations professionnelles auprès d’organismes tels que l’AQM, REPAIRE et Cirque du Monde. Soutenue par le CALQ et le CAC, elle a réalisé en 2024 des résidences de recherche au Japon et en Norvège.

Œuvre : Parentés opportunes, 2025-2026. Oeuvre vidéo.

ÉLISE POULIN

 

À propos
Native de Ragueneau sur la Côte-Nord, Élise Poulin complète un baccalauréat multidisciplinaire axé sur les arts à l’Université Laval. L’art et la création ont toujours fait partie de sa vie, que ce soit à travers l’expression visuelle ou encore la musique. Elle est habitée par l’histoire de l’art, la littérature et l’esthétique de l’image. Elle absorbe le caractère thérapeutique de la nature par le biais des 5 sens que cette entité a la particularité de solliciter. L’expérimentation fait partie de son processus d’apprentissage, et ce, dans toutes les sphères de sa vie. Sa pratique artistique et son quotidien sont imprégnés par le geste d’écriture et la nostalgie.

 

Œuvre : Tout ce qu’il reste de toi partira avec la nuit, 2026. 22 pièces d’argile polymère, papier de soie, acrylique 50 x 50 cm

De manière à retracer ce que l’on oublie, l’œuvre cherche à restituer un trajet identitaire que nos pieds auraient foulé. Les fragments qui composent la mémoire sont teintés par le passage du temps, comme les rochers côtiers par le lent passage des glaciers. Une tentative de les classifier méthodiquement contraste avec leur nature organique, imparfaite et en mouvance perpétuelle. La fragilité du papier de soie est aussi mise en opposition avec la résistance de la pierre, représentation singulière qui est uniquement possible par l’utilisation de ce papier. Les 22 pièces, variations des unes et des autres, communiquent entre elles par leur familiarité, telles leurs craquelures et leur surface qui semble avoir été érodée par les marées. Tout ce qu’il reste de toi, de nous, de la terre sous nos pieds et des rochers des Îles Ragueneau : des petites miettes de souvenirs dont on fait la collection avant qu’elles ne disparaissent.

ANNA STADELMANN

 

Anna Stadelmann, née en 1980 et originaire de Suisse, a gradué à l’école HGKZ de Zurichen 2008. Elle immigre au Québec en 2006 et obtient un diplôme en enseignement desarts de l’UQAM en 2013. Elle poursuit ses recherches en enseignement des arts plastiques jusqu’à s’établir sur la Côte-Nord à l’école Uauitshitun pour y enseigner depuis 2018 jusqu’à ce jour. Elle dévoile progressivement sa pratique personnelle desarts visuels. Elle partage l’évolution de son travail autant en enseignement et en art visuel sur son profil Instagram. Anna Stadelmann vit et développe sa démarche artistique à Baie-Johan-Beetz.


Anna Stadelmann aborde le dessin et la broderie dans une approche de l’intime, du personnel. Sa pratique de l’enseignement des arts est dévouée à ses élèves. Sa démarche artistique lui permet de se ressourcer dans son monde intérieur. L’artiste puise dans son corps pour établir ses recherches. L’endométriose est la source de tous les motifs. L’endomètre, assailli de muqueuses qui s’agrippent aléatoirement, inflige une souffrance unique dans le corps de la femme. De l’envahissement jusqu’à l’invalidité. Cette maladie invisible provoque l’imaginaire de l’artiste. Elle déploie son anomalie de différentes avenues en fouillant entre autres des vues microscopiques de plantes malade. Elle se réfère aux cellules, aux boîtes de Pétri, à l’errance médicale pour rendre visible l’invisible. La douleur sans image devient image. Le dessin et la broderie agissent comme une méditation thérapeutique. En phase avec la répétition du geste et la création de motifs, l’artiste s’évade, fuit la douleur et se laisse envelopper dans la création.

 

Œuvre : Excroissances 1, 2025, fil et encre sur tissu, 18 cm, 200$
Cette broderie représente la démarche de l’artiste, une sorte de synthèse s’opère. Le rond de la cellule évoque une potentielle maladie. Le jeu du motif carré en arrière-plan affirme le magnétisme de cette masse brodée. La couleur intervient de partout dans un équilibre rassembleur.

MARIANNE THIBEAULT

 

À propos

Marianne Thibeault "Malie" est une femme bisexuelle de 32 ans et travailleuse sociale de profession. Originaire de Châteauguay, elle habite sur la Côte-Nord (Nitassinan) depuis trois ans et renoue aujourd’hui avec Sept-Îles, ville où son père a grandi. Militante dans le corps et spirituelle dans l’âme, elle aime faire dialoguer les luttes sociales avec l’au-delà. Petite-fille d’une artiste de Winnipeg (Traité no 6), reconnue pour ses gravures à l’eau-forte sur métal, elle a découvert différentes techniques d’impression grâce aux cours des Encadrements du Vieux-Quai, animés par des amies. Ce médium lui évoque à la fois la nostalgie, l’appartenance et la transmission. Elle ne croit pas au hasard et demeure convaincue qu’une Main dans les cieux guide son parcours. Dans l’espoir d’un monde plus juste, elle tente d’incarner les valeurs qui lui ont été transmises par sa famille, sa foi et la nature. Cette œuvre marque sa toute première soumission artistique : une proposition intime, vulnérable et légèrement provocatrice.

 

Œuvre : J’ai placé mon arc dans la nuée (Genèse 9 : 13). Impression au "gelli print". 28 x 35 cm.
Une juxtaposition de deux mondes à l’allure fluides, rigides, contrainte et libres, Malie représente son parcours d’acceptation queer dans le monde spirituel. Une redécouverte de la foi, des lectures bibliques et Saintes de l’époque ont amenés l’artiste à s’aimer entièrement, et non par fragments, comme dans le monde matériel. Les morceaux de vitraux représentent les couleurs de l’arc-en-ciel LGBTQIA2S+, comme une grâce débordant des murs de l’Église. Dans son cœur, la foi et les 
identités queer co-habitent. Un parcours de réconciliation intérieure et détachement des étiquettes de la société, elle trouve refuge dans un Dieu qui aime. Le vitrail d’une fenêtre d’Église représente l’acceptation, là où les Hommes ne règnent pas et où le Saint Esprit n’est pas genré.e. Dans ce temple, tous sont libre de s’assoir et contempler. Cet œuvre se veut dans le respect de toutes religions, croyances, identités et genres. À libre interprétation, elle se veut lumineuse et signe d’alliance parmi nous.

© 2026 by Panache art actuel

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