
GABRIELLE TURBIDE
Dystrophe
19 novembre 2026 au 17 janvier 2027
Salle d'exposition de l'Alternative
27 Place LaSalle, Baie-Comeau
Heures d'ouverture :
jeudi au dimanche de 10h00 à 16h00
Vernissage : jeudi 19 novembre dès 17h00
À propos de l'exposition
Dystrophe est une installation art-science où microorganismes photosynthétiques et composantes électroniques cohabitent au sein d’un marais salé construit. Au cœur de l’installation se trouvent des images réalisées par impression à la chlorophylle, un procédé photographique organique mobilisant la sensibilité du pigment vert à la lumière ultraviolette. Exposées aux conditions de leur environnement, ces images se transforment progressivement, se détériorant ou se réactivant au fil du temps. L’œuvre explore les relations entre le végétal et son milieu, tout en interrogeant les formes d’équilibre propres aux environnements écologiques fragilisés que nous habitons.
Le projet s’inspire du phénomène d’eutrophisation des milieux salés, processus par lequel ceux-ci s’enrichissent en nutriments, entraînant une prolifération d’algues, de phytoplancton et de bactéries photosynthétiques. Accélérée par les activités humaines, cette dynamique provoque un déclin de la biodiversité et l’asphyxie du milieu. L’installation invite à observer les équilibres précaires qui émergent au sein d’environnements où la disparition, la transformation et l’adaptation participent d’un même cycle écologique.
À propos de l'artiste
Gabrielle est une artiste interdisciplinaire basée à Tiohtià:ke/Mooniyang/Montréal. Elle développe une pratique à l’intersection de l’art, de la biologie et de la technologie, explorant les biotechnologies artisanales, les biomatériaux et l’impression à la chlorophylle. Elle s’intéresse aux formes d’effacement imposées, qu’il s’agisse de corps, de voix ou d’écosystèmes, et cherche à révéler les dynamiques de transformation et de résistance qui les habitent. Elle poursuit actuellement une Maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM, où elle obtient la bourse des professeurs.e.s de l’ÉAVM (2023) ainsi que la bourse ARPRIM/ÉAVM (2024). Elle est membre du groupe de recherche-création Hexagram, du centre de recherche et création en arts numériques Ubchihica et du Laboratoire d’art et de recherche décoloniaux de l’UQAM. Son travail a été présenté lors d’expositions collectives et conférences au Canada, en Colombie, au Mexique et au Maroc.